Tenir un rôle comique, c'est exactement comme faire la cour à une jolie fille : il faut du répondant.
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Le public vient me voir sur scène avec espoir de rire un bon coup comme on dit.
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Chaque éclat de rire du spectateur me procure la même joie que, pour un jeune homme sentimental, le baiser de l'être aimé.
On peut vivre sans richesse - \r\nPresque sans le sou - \r\nDes seigneurs et des princesses - \r\nY'en a plus beaucoup - \r\nMais vivre sans tendresse - \r\nOn ne le pourrait pas - \r\nNon, non, non, non - \r\nOn ne le pourrait pas.
Avec Louis de Funès on se complète. Lui, c'est un inquiet, moi, un placide. Nos comiques ne s'annulent pas, ils s'additionnent.
Pour le moment je me tiens aux pièces qui font rire.
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Les étapes importantes sont d'abord la chanson drôle, ensuite l'opérette et le cinéma. Jusqu'en 1951 je n'ai fait que des choses drôles. Et après je me suis dirigé vers des personnages qui avaient un peu plus d'humanité. Cela a été la seconde étape. Aussi bien dans les chansons que dans mes rôles ; je faisais les deux des personnages d'émotion et drôles.
Je préfère quand même jouer des pièces drôles. Le public vient me voir sur scène avec espoir de rire un bon coup comme on dit. Et si dans cette scène il y a quelques scènes d'émotion il est ravi.
Pour le moment je me tiens aux pièces qui font rire.